L'échec est une bénédiction / Journal de bord spirituel #3

Mis à jour : 9 juin 2019

Lundi

Aujourd’hui, nous sommes à l’hôpital pour la chimiothérapie de mon fils, Max, nous y resterons jusqu’à jeudi.

Cela fait trois ans que nous avons découvert sa maladie et les séjours hospitaliers deviennent de plus en plus difficile.

Pour me motiver, je me suis rappelée que la dernière fois, nous avions partagé notre chambre avec une autre famille.

C’était une expérience plus que déplaisante. Je ne dirais pas que nos voisins n'étaient pas charmants, mais lorsque votre enfant souffre d’un cancer les soins sont contraignants de jour comme de nuit alors s'il y a un autre enfant dans la même chambre qui vit la même chose c'est deux fois plus fatiguant.

D'une part, chacun doit s'adapter au rythme de l'autre et les nuits sont ponctuées de bips en tous genre, du passage très réguliers des infirmiers, de lumière soudainement allumée, des mouvements de chacun tout ceci multipliés par deux.

Cette fois-ci nous sommes dans une chambre individuelle et spacieuse. J'essaie de me concentrer là-dessus car nous allons être plus confortable que la fois dernière.

Je m’efforce toujours de voir le bon côté des choses pour changer d’état d’esprit à chaque fois que je me sens aller vers des pensées qui me tirent vers le bas.

Je sais que ce n’est pas la situation qui est difficile, c’est la manière dont je l’appréhende.

les situations sont neutres, c'est notre regard sur ces situations qui va conditionner comment nous nous sentons par rapport à elles.

Si je me concentre sur ce qui est cool, je le deviens aussi et je chasse tous les sentiments obscurs.

Non, je n’aime pas aller à l’hôpital, mais si j’étais dans un autre pays peut-être que je rêverai de pouvoir accéder à ces soins hospitaliers. C’est comme l’exemple de ces enfants en France, qui n’ont pas envie d’aller à l’école et ceux qui à l’autre bout de la planète rêveraient d'y acceder.

Nous ne nous rendons pas toujours compte de la chance que nous avons. Nous devrions toujours avoir de la gratitude pour les petites choses qui nous semblent anodines, acquises, parce que cela n'à l'air de rien mais ça peut devenir un gros problème lorsque nous en sommes privés.



Mardi

J’ai postulé vendredi dernier pour un job free-lance de relectrice dans un comité de lecture. Il ne s’agit pas de corriger les fautes (oui parce que j'en fais tout plein, ça ne vous aura peut-être pas échappé ).

Il s'agit de rédiger des fiches de lecture et de donner son avis sur des manuscrits proposés à l’édition dans les domaines de la spiritualité, du développement personnel et de l'ésotérisme. C’est quelque chose qui me plairait énormément.

J’avais déjà postulé dans une maison d’édition mais je n’avais eu aucune réponse.

À l’époque, je savais en envoyant ma candidature que je n’aurai pas le job parce que j’avais plus que bâclé l'exercice.

J’aurai du être plus professionnelle.

Me dire «  on ne sait jamais sur un malentendu ça peut marcher » n’est pas la bonne option.

Il faut que je me donne à 100% dans tout ce que je fais.

Les "à moitié" sont une perte de temps et ne me permette pas d’atteindre mes objectifs.

Cette fois-ci, j’ai réalisé une vidéo « CV et lettre de motivation », je l’ai envoyé accompagnée d’un pdf et de liens pointant vers mes comptes rendus de lecture sur ma chaîne Youtube. J’y ai mis toute mon énergie et cela m'a pris la journée.


Mon horoscope du jour disait à peu près ceci:

« Vous allez être ravie d’avoir une proposition de travail qui correspond à vos attentes »

Cette phrase a raisonné en moi comme une vérité alors que je n’accorde pas forcement de crédit aux horoscopes habituellement. Ce qui est drôle c'est que je n'en lis quasiment jamais, je suis tombée dessus vraiment par "hasard", j'ai donc ressenti que c'était un signe.

Je me suis dit super ! C’est l’offre à laquelle j’ai postulé !

À cet instant, une amie m’appelle pour me proposer du travail en lien avec mes domaines de prédilection et cette idée m'enchante beaucoup plus que celle du comité de lecture.

Je suis sure que l’on ne m'appellera pas pour le poste au sein de la maison d'édition car deux semaines sont passée depuis que j'ai écris ces dernières lignes. J'ai quand même essayé, et cela me satisfait.

Et puis, qu’importent les portes qui se ferment, elles se ferment toujours pour une bonne raison.

Si tu n’es pas retenue quelque part c’est pour permettre à des portes beaucoup plus belles et beaucoup plus grandes de s’ouvrir ailleurs.

Je fais confiance à la Vie et elle pourvoie toujours à mes besoins. Mais attention hein, pas les besoins que je pense avoir, mes besoins réels, ceux qu’expriment mon âme.

L’échec n’existe pas vraiment, cela nous permet de réajuster nos voiles et d’aller dans la bonne direction. C'est en réalité une bénédiction.

Dans un autre registre j’ai le sentiment que depuis que j’effectue tout un tas d’actions concrètes vers la réalisation de mes aspirations professionnelles, tout s’ouvre devant moi.

Je n’avais pas encore bien défini ce que j’avais envie de faire, blogueuse était la bonne définition à mes activités sur Internet, j’ai choisi ce terme là.

Je savais à peu près comment je voulais vivre de tout cela mais je n’avais jamais cadré ma volonté. J’attendais que cela me tombe dessus en quelque sorte, je me laissais porter par les vagues.

Depuis que j’ai une vision plus claire, que je sais exactement où je veux aller et que je suis dans l’action d’y aller chaque jour, je me rends compte que tout s’ouvre devant moi.


Il y a une fausse croyance au sujet de la loi d’attraction. Nous pensons souvent à tort qu’il suffit d’emmètre une vision de ce que nous souhaitons, de visualiser son objectif comme s’il était déjà là. Nous oublions trop souvent qu’il faut l’accompagner d’une ou plusieurs actions.

C’est comme visualiser de gagner au loto et de ne jamais remplir une grille.

Il faut investir pour gagner. Investir de l’énergie, du temps et de l’argent.





Mercredi

En feuilletant le dernier numéro du magazine "Inexploré n°42", j’ai trouvé un article intéressant sur Alexandro Jodorowsky. Cet auteur qui m’a réconcilié avec le tarot de Marseille. Le tarot m’a toujours fasciné et intéressé mais je trouvais l’apprentissage trop difficile. Je suis tombée sur son livre la voie du tarot qui m’a aidé à comprendre les cartes sans devoir les apprendre par cœur.

Puis j’ai abandonné à cause des arcanes mineurs pas assez illustrés. Ensuite j’ai découvert des tarots de type « Rider Waite » sur lesquels les arcanes mineurs sont beaucoup mieux illustrés un peu comme des cartes oracle ou comme les arcanes majeurs.

Bref, aujourd'hui je suis totalement passionnée de cartomancie.


Dans son interview, Jodorowski explique qu’il a eu pour habitude depuis de nombreuses années voir des décennies de faire des lecture de tarot dans des cafés une fois par semaine. Cette idée m’était déjà venue à l’esprit plusieurs fois sans que je ne réussisse à passer à l’acte. Trop de peurs sans doute…

Depuis quelque temps, je prends plaisir à tirer les cartes en live sur Instagram sur mon compte : @sandrine.hk

Je me suis dit que comme j’étais plus à l’aise avec l’idée de tirer les cartes à des inconnus, je pourrais reconsidérer mon histoire de cartomancie dans les cafés. Je vois cette interview comme un signe à aller vers cette envie qui m’habite depuis tant d’années.

Allons vers nos élans du coeur, ils ne peuvent que nous conduire vers quelque chose qui nous comble.

Dans ma dernière vidéo, je vous parle des formations de tarot que j’ai suivies, cliquez sur la photo pour accéder à la vidéo.


Jeudi

J’ai commencé à écrire ici mes ressentis de la journée et tout à coup, je ne sais pas vraiment comment, j’ai basculé dans l’écriture de mes zones sombres actuelles, je n’arrivais plus à m’arrêter. C’est comme si toute ma colère, ma tristesse sortait enfin à travers mes doigts sur le clavier.

J’ai écrit ce que j’avais besoin d’expulser depuis si longtemps.

Toutes ces émotions de tristesse qui, je pensais, n’être plus enfouies en moi se sont matérialisées sur l’écran. J’ai pleuré tout le long de l’écriture. Une dizaine de minutes après, je me suis sentie tellement bien, toute la tension que je ressentais jusqu’alors avait disparue.

Jonathan Lehmann dans son livre journal intime d'un touriste du bonheur conseillait de « sortir nos poubelles mentales » d’écrire tous les jours nos émotions pour se libérer de celles qui nous ont souffrir.

Je dois dire que l’expérience s’est imposée à moi toute seule, sans que je n’aille dans cette démarche. Technique testée et approuvée ! Effet thérapeutique impressionnant. Si vous ne le faites pas déjà, je vous conseille de tester.


Et vous quel est le bilan de votre semaine ? Quelles notions avez-vous comprises ces derniers temps ? Quelles compréhensions vous ont permis d’avancer ?


Je vous dis à la semaine prochaine dans de nouvelles aventures spirituelles,

Sandrine